À propos

Albert DELCHAMBRE Auteur - compositeur - interprète

Biographie

 

Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance sera profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A 14 ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose : réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». Mais Nicoletta, qui débute aussi sa carrière, s’en empare sous le titre de « La Musique » et en fait son premier tube. Vu le bon résultat du premier 45 tours, sa maison de disques l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, l’artiste connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux sera long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, l’artiste décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours au titre autobiographique : « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux même si certaines radios diffusent des chansons. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982 : « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ». 1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip sera diffusé dans l’émission télé « Palmarès » : « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue : « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau autoproduit. Le 22 juillet 2004, l’artiste a livré une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, huit ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont numériquement prêtes et n’attendent qu’un support (ou pas) pour être écoutées et consommées avec plaisir.

 

(Passion chanson - Mai 2007)

 

" L’obstination du chanteur de fond. Un inventeur bien connu brûlait ses chaises pour réaliser sa création. Ce créateur-ci est d’un autre ordre ! Mais de la même texture !

Albert Delchambre va encore brûler les planches pour vous. En un mot, de la chair en combustion, des pleurs qui ricanent, des rires qui grincent comme une double porte ouverte sur l’amour. Cette porte rouillée trop souvent poussée, il la défonce à coups de sarcasmes et de vérités.

Porte double… ? Pourquoi ? Parce que rien n’est simple, parce que la bonté peut annihiler, comme la haine galvaniser. Parce que l’humain est une éternelle duplicité et que certains ont le courage de la découvrir.

Ce n’est pas un concert de chansons qui est là…offert. C’est une bombe de couleurs et de sentiments. C’est un peu de vous pour vous…

J.Crahay

 

 

© Albert Delchambre / TM!P 2014